Mes modules›M9 Soins à bord›4. La pharmacie de bord et le mal de mer
Voir les unités

La pharmacie de bord et le mal de mer

5 leçons
Aucune note
Soins à bord≈ 3 min de lecture

Le mal de mer : le comprendre et le prévenir

1La leçon en mots simples

En une phrase

Le mal de mer vient d’un décalage entre ce que voient tes yeux et les mouvements que détecte ton oreille interne. Ce n’est pas une faiblesse, mais un problème de sécurité.

Pourquoi il survient

Ton oreille interne détecte les mouvements. À l’intérieur, tes yeux voient une cabine apparemment immobile, tandis que ton oreille interne ressent le roulis (balancement d’un bord à l’autre) et le tangage (balancement de l’avant à l’arrière) du bateau. Le cerveau reçoit deux messages différents : c’est le mal de mer, avec bâillements, sueurs froides, pâleur, maux de tête, nausées et vomissements. Presque tout le monde peut en souffrir dans certaines conditions, même les marins expérimentés.

Pourquoi c’est sérieux

Le mal de mer est plus qu’un désagrément. Un équipier malade a froid, se fatigue, se déshydrate, réfléchit moins vite et peut négliger la sécurité. Se pencher par-dessus la filière, le câble qui borde le pont, pour vomir expose à une chute à la mer. Un chef de bord malade décide moins bien. La plupart des personnes s’adaptent après deux ou trois jours en mer, mais certaines jamais complètement.

Prévenir sur le pont

Reste sur le pont, à l’air frais, et regarde l’horizon. Prendre la barre peut t’aider à anticiper les mouvements, mais seulement si tu es alerte et en état de le faire. Assieds-toi bas, au milieu du bateau, là où il bouge le moins. Reste au chaud et au sec, évite les fumées de gazole et les odeurs fortes.

Avant et pendant la traversée

Dors bien la veille, évite l’alcool et les repas lourds ou gras. Mange souvent de petits repas et des collations simples. Bois régulièrement de petites quantités. À l’intérieur, allonge-toi les yeux fermés. Évite la lecture, les écrans et le travail sur carte à l’intérieur si tu as la nausée. Le gingembre et les bracelets aident certaines personnes ; les preuves de leur efficacité sont faibles.

Aider un équipier malade

Garde-le sur le pont s’il le supporte, avec un harnais relié par une longe à un point d’ancrage solide et adapté. Surveille-le et donne-lui un seau dans le cockpit, l’espace de manœuvre extérieur, plutôt que de le laisser se pencher par-dessus la filière sous le vent, du côté opposé à celui d’où vient le vent. Donne-lui souvent de petites gorgées d’eau. S’il est très malade, laisse-le s’allonger à l’intérieur, au chaud et bien calé, avec un seau. Ne le laisse pas seul sur le pont.

2Données clés

Cause
Les yeux et l’oreille interne envoient des messages différents
Premiers signes
Bâillements, sueurs froides, pâleur, maux de tête
Adaptation
Pour la plupart après 2–3 jours en mer
Meilleure place
Sur le pont, bas et au milieu, les yeux sur l’horizon

3Points clés

  1. 1

    Le mal de mer est un décalage entre les yeux et l’oreille interne.

  2. 2

    C’est un problème de sécurité : froid, fatigue, déshydratation et risque de chute à la mer.

  3. 3

    Regarde l’horizon, assis bas au milieu du bateau ; ne barre que si tu es alerte et en état.

  4. 4

    Repose-toi, évite l’alcool, mange simplement en petites quantités et bois régulièrement de petites gorgées.

  5. 5

    Les équipiers malades restent attachés et surveillés, et vomissent dans un seau.

4Erreurs fréquentes

  • Erreur: Descends te reposer et lire jusqu’à aller mieux.

    Correct: Lire à l’intérieur aggrave le mal. Va sur le pont regarder l’horizon ou allonge-toi les yeux fermés.

  • Erreur: Laisse un équipier malade se pencher par-dessus la filière sous le vent sans s’attacher.

    Correct: Attache sa longe, surveille-le et donne-lui un seau dans le cockpit.

  • Erreur: Les marins expérimentés n’ont jamais le mal de mer.

    Correct: Tout le monde peut être malade dans certaines conditions. Prévois-le pour chaque traversée.

5Cas pratique et clés d'examen

Situation

Après deux heures de traversée par mer agitée, une invitée qui naviguait à la table à cartes à l’intérieur remonte pâle, en sueur et en bâillant. Elle se sent très mal et veut s’allonger sur le pont avant.

Voir la réponse

Le mal de mer commence. Garde-la dans le cockpit, pas sur le pont avant, attachée et assise bas près du centre du bateau. Invite-la à regarder l’horizon ou propose-lui la barre si elle s’en sent capable. Donne-lui de petites gorgées d’eau et un biscuit nature, garde-la au chaud et donne-lui un seau. Reprends toi-même la navigation.

Clés d'examen

  • Cause : conflit entre les signaux de mouvement des yeux et de l’oreille interne.
  • Problème de sécurité : froid, fatigue, déshydratation, mauvais jugement, chutes à la mer.
  • Prévention : pont, horizon, barre seulement si apte, bas et au milieu, repos, pas d’alcool, petits repas.
  • Équipiers malades : attachés, surveillés, seau, petites gorgées.

Terminer cette unité

Une fois la lecture terminée, répondez à trois questions. Il faut trois bonnes réponses pour terminer l’unité ; ouvrir la page ne suffit pas.

Mes notes pour cette unité

Aucune note